Promenades à cheval et loisirs équestres en bord de mer près de St Malo
DEUX ARTICLES PARUS DANS OUEST FRANCE
EN JUILLET 2011



EN SELLE POUR LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

(Ouest France, le 29 juillet 2011)

J'ai testé pour vous... Du haut d'un cheval, le regard n'est pas le même. Pas besoin d'être un cavalier de haut-vol pour voir ces paysages entre terre et mer, à l'écart des sentiers battus.

Venues d'Australie ou du bout de la France,
les cavalières apprécient cette découverte de la baie



« Dès que vous voyez les kangourous, c'est que vous êtes arrivée », m'avait prévenu Eric Schuler, le gérant du Haras-du-Buot. L'homme à l'humour pince-sans-rire, ne plaisante pas. Il y a vraiment de jolis marsupiaux à côté des chevaux. « Les enfants les adorent mais on ne peut pas les monter ! »
Dans la carrière, la cavalerie nous attend. Nous sommes cinq filles. Celles qui pratiquent régulièrement enfourchent leur destrier d'une jambe leste. Jennifer, ma voisine de sabots, me jette un coup d'oeil. « Cela fait longtemps que je n'en ai pas fait... » Ouf, nous voilà là-haut sans mal. Notre honneur est sauf.                         
Nous avons signé pour une galopade, deux heures de balade ouverte aux cavaliers maîtrisant petite et grande vitesse. Après une petite mise en jambes dans le manège, on pique vers les marais. Des champs à perte de vue, des fleurs, le silence. Le bonheur...

Australie et Lorraine

Loin de l'agitation, nous cheminons paisiblement. Éric, notre guide nous décrit les paysages. Sophie, l'Australienne, chevauche à côté de Pauline, une vacancière venue de Lorraine. Appoline et Jennifer travaillent pour une colonie en séjour ici. « Cette petite escapade est une bonne façon d'avoir un autre regard sur ce coin. »
Du haut de notre monture, nous avons une vue panoramique sur la baie. Comme tout bon véhicule, on s'arrête au stop avant de traverser la route. Geste sympathique d'un automobiliste qui nous laisse passer. Même sourire de la part des promeneurs. C'est sûr, le cheval fait un bien fou à l'homme.
La mer est basse et la grève dégagée. Le Mont-Saint-Michel détache sa silhouette au loin. « Prêtes pour un galop jusqu'au bout de cette plage ? » invite Éric. Portées par le vent et nos fidèles montures, nous fendons l'air iodé. « C'est génial ! » exulte Appoline. « Les chevaux sont sécurisants sans être trop pépères, on se sent tout de suite à l'aise. »
On rejoint un sentier, le long des herbus. « Ici, on va pouvoir continuer de galoper », détaille Eric. « Dans la balade découverte, on reste au pas le long de l'eau. » Nous caracolons joyeusement jusqu'à une ferme ostréicole. L'occasion de raconter à nos camarades l'importance des huîtres dans nos coeurs et pour notre économie locale. En passant sous le bistrot d'Olivier Roellinger, on échange nos adresses de restaurant.
Cancale semble flotter sur la baie, dans un camaïeu de vert émeraude et de bleus. On grimpe par un petit chemin pour retourner au haras. Derrière les épis de maïs, le Mont nous suit de l'oeil. Un dernier virage. Ma jument piaffe. Elle sent l'écurie. Côté cavalières, on est en pleine forme. Adducteurs et fessiers remusclés. On peut sauter dans n
os maillots !

Karin SOULARD. 


Un moment de partage avec les animaux au haras - Saint-Malo (Ouest France, le 18 juillet 2011)

 
Panache est un cheval pas facile de caractère. Mal élevé à la naissance,
avec de la patiente, du travail et beaucoup de temps, Serge a réussi à l'apprivoiser.
 Serge et Maude Pinel proposent des animations animalières pédagogiques, sous abri, durant tout l'été au haras du Buot, à quelques encablures de Saint-Malo.         


Serge et Maude Pinel sont arrivés sur la Côte d'Emeraude avec leurs enfants, et dans leurs bagages une vingtaine de grosses peluches.

Ils ont posé leurs valises au haras du Buot, à Saint-Méloir-des-Ondes, pour la saison estivale. « Serge mange cheval », susurre Maude. Devant le box d'Oscar, un percheron de 6 ans pour 1,90 m et 1 100 kg, le cavalier après quelques secondes d'hésitation, comme pour protéger ses partenaires, devient intarissable. « Oscar est très beau, poli, il a une mémoire terrible... On peut lui faire réaliser des choses très profondes. » Tout en le caressant il poursuit : « Il faut qu'il soit imprégné, qu'il soit partenaire et complice avec son dresseur.
Si on le met dans une situation inconfortable, il devient peureux, ce n'est que la confiance qui le rassure. »

Complicité avec le public

Quand Serge accueille un nouvel animal, il attend d'être accepté avant de débuter la phase travail. « Tout débute avec la découverte de ses capacités et de ses aptitudes, mais c'est toujours dans la limite de ses moyens mentaux et physiques. Il faut l'intéresser à ce qu'il fait et surtout qu'il n'ait pas de lassitude. »

Serge est tombé dans la passion pour les animaux lorsqu'il était petit. Originaire de Vire, le couple a créé il y a dix ans, un parc animalier sur 21 hectares où se retrouvaient bisons, cervidés, chevaux... Pour le bonheur d'un public qui venait découvrir les animaux vivants en toute liberté. « Nous organisions des animations animalières dans différents points du parc avec notre grande fille, explique Maude. Serge se chargeait du dressage, de l'éducation, du respect, du comportement des animaux. »

Mais la pédagogie de Serge a pris le dessus et la complicité qu'il a réussi à faire naître avec l'âne, les chevaux, les chèvres, le yack, le lama, il la partage depuis trois ans avec le public. « J'aime partager, faire découvrir au public les coulisses du dressage, lui faire vivre, durant une heure et demie, ces moments de partage avec les anim
aux. »

Animations animalières pédagogiques, sous abris, au haras du Buot (entre les portes rouges et le karting des Nielles) du lundi au vendredi à 20 h 30. Jusqu'au 1 er septembre.

Contact : 06 22 50 85 28. Tarifs : adultes, 9 €; - 12 ans, 6 €; - 3 ans, gratuit.


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